Contenus détaillés

ZOOM 4 : Vers le heurts des nationalismes

Ø Étude de cas 1 : les nationalismes mènent-ils à la guerre : l'exemple de la France et de l'Allemagne
Les mouvements nationalistes ont parfois été internationaux : les libéraux polonais ou grecs ont été soutenus par les intellectuels français et anglais, Napoléon Bonaparte appartenait aux Carbonari, tout comme Lord Byron. Pourtant, les nationalismes sont aussi parfois une cause d'affrontement. Entre la France et l'Allemagne notamment, deux conceptions de la Nation s'opposent. Ces deux États se disputent les territoires limitrophes que sont l'Alsace et la Lorraine, et la nationalité du Rhin donne lieu à des joutes littéraires de plus en plus agressives. Lorsqu'ils s'opposent, les nationalismes deviennent une excellente raison de faire la guerre

Ø Étude de cas 2 : Le nationalisme mène-t-il à la guerre : l'exemple des Balkans
Après 1870, l'équilibre européen s'organise dans un système d'alliances internationales mis en place par Bismarck. Pour ce dernier, les sentiments nationaux importent peu ; seule la volonté des souverains compte. Or les peuples des Balkans continuent de lutter contre la domination ottomane. De plus les Balkans deviennent le terrain d'affrontements de la Russie et de l'Autriche-Hongrie en 1875, puis en 1908 à l'occasion de la Révolution en Turquie. Le panslavisme s'exacerbe : la Serbie de Pierre Ier cherche à unir les Slaves dans une grande Yougoslavie indépendante protégée par l'empire russe. En 1912, ils vont jusqu'à créer une ligue balkanique qui vainc la Turquie mais se déchire dans les conflits internes. Lorsqu'un jeune nationaliste serbe assassine l'héritier de l'empire austro-hongrois l'archiduc François-Joseph, le 28 juin 1914, les mécanismes des alliances entraînent le déclenchement de la première guerre mondiale.